Violences – Tous contre les violences sexuelles

Restaurant le BODEGA de l’Hôtel Résidence

« Faire de cette lutte? notre cheval de bataille » est le maître mot qui a dominé les engagements des communicateurs.

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Une brochette d’autorités politiques, judiciaires, militaires et responsables d’Ongs ont exposé sur le thème et se sont prêtées aux questions des journalistes. Cette conférence organisée par la Monuc et la Synergie provinciale de lutte contre les violences sexuelles inaugurait 16 jours d’activités tendant à éradiquer les violences sexuelles dans la province du Sud-Kivu et à accroître l’aide envers les victimes.

Des conférences, des marches, des ateliers et des visites seront les principales activités de ces seize jours dont le lancement coïncide avec la journée internationale de lutte contre les violences sexuelles, célébrée chaque 24 novembre. 

La synergie a enregistré jusqu’en 2005, plus de 42.000 victimes déclarées !

Le territoire de Shabunda souffre le plus de ces actes de barbarie.

« Quand on détruit la femme, on détruit tout », dira le Vice Gouverneur en charge des questions administratives et politiques, qui déplore ces violences utilisées comme arme de guerre, un fléau et une pratique jadis inconnue dans nos milieux mais qui fut exporté chez nous depuis le déferlement des réfugiés rwandais sur le sol congolais et la guerre d’agression imposée au peuple congolais.

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En plus de la sensibilisation et de la conscientisation des militaires, le Commandant adjoint de la 10ème Région militaire encourage la population à dénoncer les auteurs sans avoir peur des menaces. Pour lui, la plupart des victimes ont tendance à protéger les auteurs soit pour des raisons d’affinité, de honte ou de crainte. Il s’est engagé à s’impliquer encore davantage dans toutes les actions à mener, à prendre et à vulgariser des mesures et des décisions militaires conséquentes, à vivre en collaboration avec la population civile et les organisations engagées pour des échanges fructueux.

Cet engagement est partagé par le commandant de la police, l’inspecteur provincial qui a démontré le rôle positif de protection et de défense des victimes joué par les agents de son corps.

L’Avocat Général, pour sa part, après avoir démontré l’implication du parquet dans la lutte contre les violences sexuelles, a insisté sur les difficultés liées au texte des lois en la matière.

En effet, à titre exemplatif, il persiste une difficulté à harmoniser les points de vue entre ce que stipule la nouvelle loi du 20 juillet 2006 et ce que dit le code de la famille sur l’âge de la majorité fixée respectivement à 18 ans et à 16 ans pour la jeune fille dans ces deux textes de loi. L’exposant a rappelé que les nouvelles dispositions légales ne considèrent aucun privilège de rang ou de fonction en matière de violences sexuelles et que la loi ne protège plus uniquement les femmes mais aussi les hommes.

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La cour d’appel, quant à elle, a déploré que les violations et autres infractions relatives aux violences sexuelles n’arrivent pas au niveau juridictionnel. Les efforts fournis jusque-là pour informer et former le personnel judiciaire vont se poursuivre. L’engagement de la cour va consister à accélérer les décisions judiciaires, inviter les juges à donner priorité à l’examen des cas de violences sexuelles. La collaboration de tous est requise notamment les victimes qui sont incitées à saisir les cours et tribunaux pour éviter de nombreux cas de perdition déplorés.

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L’auditorat et la cour militaire qui pratiquent une justice d’exception, expéditive, ont déploré l’insuffisance de personnel qui est à la base de la lenteur dans l’instruction des dossiers, les pressions des membres de famille des auteurs des violences sexuelles. L’auditoire a été informé de l’inexistence de circonstances atténuantes en la matière devant les juridictions militaires. Cette institution s’engage à poursuivre la création de cellules pour recueillir les plaintes et surtout l’application de la loi dans toute sa rigueur.

Les intervenants ont insisté sur l’implication et le soutien qu’ils reçoivent de la Monuc chaque fois que sa contribution est requise.

Les journalistes de la presse écrite, parlée et audiovisuelle ont profité du temps des débats pour demander plus d’éclaircissements aux intervenants qui ont placé des mots justes pour répondre aux préoccupations des homme des médias. Des échanges informels se sont poursuivis pendant le cocktail qui a mis fin à l’activité.

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