Kalemie – Festival de Kalemie – FestiKal 2010

Les Kalemiardes et Kalemiards ont vécu au rythme du festival organisé à l’occasion du Cinquantenaire de l’Indépendance de la RD Congo.

Kalemie, initialement appelé Albertville, est une ville située dans la province du Katanga, au Nord et au bord du majestueux lac Tanganyika, dans le district du Tanganyika, en RDC.

En 2010, il est estimé que Kalemie compte plus de 300.000 habitants.

Un peuple sans souvenir est un peuple sans avenir

Le Centre Audiovisuel de Kalemie (CAVK) et l’Association des Amis de Kalemie (AMIKAL) voulaient prêter main forte aux autorités locales dans l’évaluation de ces cinquante années de l’indépendance, en termes d’interpellation, de sensibilisation des habitants à rendre leur ville plus belle pour les années à venir, convaincu que « Le changement et l’éducation d’un peuple passent par la connaissance de son histoire »

Les objectifs étaient de créer un espace d’évaluation des 50 ans écoulés, de faire connaitre la ville de Kalemie, à ses habitants, aux Congolais et au Monde, par la mise en valeur de son histoire et de ses sites historiques, de promouvoir les potentialités humaines, culturelles, socio-économiques par la réflexion sur les ressources de la ville et de ses environs et de susciter son essor économique,  social et culturel.

Ce furent les seules manifestations d’envergure pour cette occasion réalisées à Kalemie, à part le traditionnel défilé du 30 juin…

Sans attendre d’hypothétiques subventions de l’État, la population de Kalemie consciente de l’importance de la promotion de leur savoir faire, a monté à leur frais une mini-foire de fortune qui a accompagné les activités du festival jusqu’au 30 juin.

Les différentes associations et les artistes, les bars ont été à ce rendez–vous de l’Histoire de Kalemie. Une dizaine des stands a fait le décor de la toute première mini-foire de Kalemie de ce genre.

Le festival a eu lieu sur un terrain mis gracieusement à disposition par le Directeur d’Exploitation de la SNCC, baptisé pour la circonstance « Place du Cinquantenaire », derrière la gare 711.

L’Association des jeunes, créé en mars 2010, avec le concours du Commissaire de district du Tanganyika, Mr Maurice Kyoni, en préparation des manifestations du Cinquantenaire, a transformé cet espace abandonné en « Place du Cinquantenaire ».

La quarantaine de membres avait déjà réalisé bénévolement beaucoup d’aménagement à Kalemie : la route de l’aéroport, la place du monument, l’avenue Lumumba pour le défilé du 30 juin… Bravo à elle !

Le formidable travail de nettoyage de ce qui fut une des hontes de Kalemie, un terain vague à côté du stade, a été réalisé par l’association des jeunes luttant contre l’insalubrité à Kalemie.

Une initiative à soutenir pour l’entretien du site, à renouveller ailleurs !

Le programme des activités

Le programme des activités a été suivi sans faute à l’exception de l’inauguration des sites historiques qui n’a pu se faire, suite à la visite de son Excellence Gabriel Kyungu wa Kumwanga, président de l’Assemblée Provinciale du Katanga qui a bouleversé le programme des officiels.

Mercredi 23 juin – 17h Le Commissaire de District Adjoint Chargé des finances, Mr Joseph  Kiluba a prononcé les mots d’ouverture du Festival de Kalemie.

Chaque soir, un film réalisé par le CAVK a été projeté. Le public a tellement apprécié ces films qu’il ne supportait plus que la projection puisse prendre du retard ! La grogne se faisait sentir de suite !

Les documentaires produits par le CAVK et présentés au festival sont : Les cinq pratiques clés, documentaire réalisé en 2009 avec l’Unicef sur la vaccination complète des enfants, lavage systématique des mains à l’eau propre, au savon ou à la cendre, utilisation de la moustiquaire imprégnée d’insecticide, prise en charge à domicile des maladies diarrhéiques, allaitement maternelle exclusive. 5 séquences de 20 minutes chacune. Chaque jour une séquence intervenait avant le film prévu / Kalemie, paradis perdu (35’) CAVK – 2008 / Ingelifikia binti wako (si cela arrivait à votre fille) (30’) 3TAMIS & Unicef – 2009 / Haki ya mtoto (Droits de l’enfant) (30’) CAVK – 2009 / Si je savais (30’) CAVK & Anges de la scène – 2008 / Sauver l’école à Manono (36’), François Mybé – 2009, montage du CAVK / Fallait-il divorcer (30’) CAVK & Anges de la scène – 2007 / Mtoto wa Mbanda (fils de la maîtresse ou deuxième femme) (45’) CAVK & Troupe Okapi – 2010

Jeudi 24, les quinquagénaires de Kalemie ont été à l’honneur : 30 hommes et 30 femmes tous nés en 1960.

Ils ont joué un match très amusant qui les a opposé. Le score : 2 – 1 en faveur des hommes…

Les femmes que l’on croyait très faibles pour disputer ce match avec les hommes de leur âge, ont prouvé le contraire, elles ont été vaillantes : pas de changement de joueuses, pas de touches inutiles ni des chutes incessantes !

Equipe femmes quinquagénaires

Après le match, ils ont été accueillis par les orchestres et rappeurs du jour : Grand Musica, Play Boy, Big Men, King Strong.

Ensuite, les « cinquantenaires » ont exécuté les jeux de leur jeunesse.

– Mama Katarina : jeu qui consiste à se mettre à genoux et mobiliser tout son corps tout en chantant et déplaçant sa hanche. But du jeu est d’assouplir la hanche de la jeune fille pour le mariage.

– Le Kange : jeu à deux camps adverses où l’on saute à tour de rôle en tapant les mains avec un certain rythme et plaçant les pieds dans le sens contraire de ceux de l’adversaire. Le jeu vise à développer l’esprit d’attention de la fille et met le corps à l’unisson de l’esprit.

– Ngulube na bana « Le porc qui veille sur ses petits » Jeu qui oppose deux camp  placés en file indienne qui se tire ; chaque partie veut maintenir tous ses coéquipier et prouver ainsi sa force sur le camp adverse.

Projection de l’histoire vivante de l’indépendance vécue à Kalemie. Série d’interviews de témoins de l’indépendance vécue à Kalemie, le 30 juin 1960 : ils ont parlé de  l’histoire de Kalemie qui a connu les esclavagistes et la guerre de 1914-1918 vécue à Mtoa ; Un autre a relaté l’histoire politique de l’indépendance à Kalemie et des rebellions ; Un autre encore a donné un aperçu de l’évolution socio-économique de la ville de Kalemie ;

Les préalables de la journée du 30 juin 1960  et la manière dont la population de Kalemie avait vécu la journée du 30 juin : tel que dédoublement des salaires des fonctionnaires ;

Le jour de l’indépendance c’était la grande joie, la nuit, Kalemie était en liesse : cris, tam-tam, chants ; la journée du 30 juin tout le monde avait droit à 3 bouteilles gratuites de bière ou sucré dans n’importe quel bar.

Malheureusement, cette joie fut de courte durée car la rébellion ne tarda pas à venir…

Vendredi 25 Journée des associations et artistes. Les associations et artistes de Kalemie, souvent enfermés dans leurs quartiers, ont présenté leur savoir faire devant un large public. Pour beaucoup, ce fut une première expérience et une valorisation de leur métier et action. Exemple :

– AFUV – Association Femmes Unies pour Vie. Objectifs : Eduquer et former à une maternité et paternité responsable, conscientiser la femme aux valeurs supérieures et aux responsables qui sont siennes, favoriser le développement intégral de la femme,protéger le droit de l’enfant et de la femme.

– CEFA – Champ École pour la Formation des Agriculteurs. Objectifs : Former les agriculteurs aux techniques de l’agriculture en vue de l’augmentation de la production agricole des paysans, améliorer des conditions de vie des paysans.

5 troupes de théâtre ont présenté leurs pièces :

UMOJA : sur la sécession Katangaise.« Tutaweza je ? » – Comment pourrions-nous…? La vie des congolais est toujours en péril, depuis la colonisation jusqu’à nos jours, malgré les quelques innovations. Le Cinquantenaire n’est qu’un commencement, le temps de se mettre ensemble et prendre des résolutions pour construire le pays. Debout peuple Congolais !

PAREC « Kupiganyisha umaskini, tujitegemea wenyewe kwa njia ya mlimo » ou « Combattre la pauvreté par l’auto prise en charge agricole». Depuis l’indépendance, il y a eu destruction de beaucoup des réalités sociales. Beaucoup de gens, y compris les ONG, ont profité de cette misère pour exploiter la main d’œuvre de la population : faire cultiver leur champ à bas prix. D’où cette interpellation à apprendre à cultiver pour éviter la dépendance alimentaire.

OKAPI « 50 ans d’indépendance ». Le message est de montrer les grands moments politiques de la province du Katanga depuis l’accession à l’indépendance et inviter la population Congolaise, pour les 25 ans à venir, de ne pas se laisser distraire par le tribalisme ; demander aux  politiciens ne pas utiliser la population comme cible du tribalisme ; que tous et chacun s’engagent  avec conscience à bâtir notre cher pays et que le gouvernement puisse promouvoir les écoles professionnelles.

OURAGAN STAR Les 118 ans de l’existence de la ville de Kalemie. « L’indépendance ». Sur le développement est l’engagement de tous. La troupe a également présenté plusieurs sketchs tels que : « L’escroquerie », « Le crédit est mort », « Approcher, prenez place », « Ce sont les trois garçons ».

KIMBANGUISTE La colonisation et ses effets sur la religion. « L’indépendance religieuse de la RDC ». Le message est de montrer que l’indépendance de la RDC n’a pas été que politique, elle é été également religieuse grâce à la détermination du Prophète Simon Kimbangu.

Samedi 26 – Lutte traditionnelle « Kabubu » de Kasongo. Cette lutte traditionnelle a été créée dans la province du  Maniema depuis le Congo-Belge. C’est une tribu de Maniema appelée WAZURA qui avait initié ce jeu auquel ils ont  associé la tribu de Bena Kasenga, tribu voisine,  pour faire le concours entre deux tribus. Ce jeu a été transplanté  dans d’autres villes telles que Kisangani et Kalemie, en 1969.

Quelques conditions de victoire dans ce jeu :  Ne jamais toucher la terre, ni se mettre à genoux, ni toucher le dos de son adversaire.

Les trois groupes folkloriques, Tabwa, Hemba et Vira ont exhibé leurs danses traditionnelles.

Danse Vira 4

La mutualité Tabwa : Bunvuano – Entente. Association socioculturelle des Tabwa (Bunvuano bwa Batabwa), originaires du territoire de Moba. Le drapeau de la mutualité est tricolore : La couleur bleue sur laquelle est dessiné un poisson exprime le lac Tanganyika et sa richesse en poissons. La couleur chocolat sur laquelle sont dessinés une houe et une croisette en cuivre exprime la valeur donnée à l’agriculture et aux minerais. La couleur verte portant le dessin d’une tête de vache montre le paramètre élevage qui est le troisième poumon économique, là situé dans la région de Moba. Les danses exhibées : Kapole et Nfukula sont des danses qui s’exécutent lors des manifestations joyeuses telles que le mariage, la naissance…La Kapole est une danse qui se fait en demi-cercle : la majorité des exécutants sont des jeunes filles et femmes. La danse tantôt à tour de rôle, tantôt en file indienne, tantôt à deux. Tout est rythmé par les tams-tams et les chants / La particularité de Nfukula est que ce sont les griots eux-mêmes, appelés nfukula qui battent les tams-tams suspendus sur leurs poitrines. Les chants traduisent le plus souvent des réalisés sociales.

Les chansons exécutées ce jour-là : Mwe bantu bonse sansamukeni : levons-nous tous pour construire notre pays / Kutwa itwange : savoir montrer aux autres la source de son bonheur pour qu’ils en profitent aussi / Kukalakala tekuweme : ce n’est pas de vivoter il faut être stable / Ukelande wemwine : Il faut connaitre ses origines pour mieux servir son pays 

La mutualité HEMBA : « Twibunge » « Unissons-nous ». Association socioculturelle des originaires du territoire de Kongolo, de la tribu Hemba. Les chansons exécutées : Bana balonda : vous qui suivez ce jeu sachez que n’attire que les imbéciles / Munwe mu Congo amani : c’est maintenant que la paix est manifeste au Congo / Kalumbi na zimba mu Congo mu timuna : comme des amis, ne nous bagarrons plus jamais car nous risquons d’amputer inutilement nos hanches / Nacha mwalimu : si j’étais enseignant j’allais embrasser les travaux champêtres car en cultivant on n’a pas besoin de réclamer son salaire à une tierce personne. 

Mutualité VIRA : « MUTULA » « La paix ». Association socioculturelle originaires du territoire d’Uvira au Sud-Kivu, le cercle socioculturel de danses « Cercle Culturel Vira » – CECUVIRA, s’est habillé en costume traditionnel fait de raphia jaune, appelé mitajamba. Les chansons exécutées : Kibalo ne bandu (le pays c’est la population) / Welangwi kinyumba bugali ne mwetu mwemuno : Contentes-toi de ce tu as et donne valeur à ce que tu es et ce que tu as / Hamirizi Kayongwe kamala ngoko : Criez sur les hyènes qui ravagent les poulaillers (lutter contre les pilleurs du pays) / Kamungereza muzungu wengabo waya : le colonisateur est parti et les autochtones restent dans leur pays.

Dimanche 27 – La  journée de l’art culinaire : Les mutualités Tabwa et Vira et l’association des mamans veuves, épouses des fonctionnaires de l’Etat, ont présenté leurs cuisines traditionnelles qui ont attiré un monde fou tandis que l’association RAF et CFEAMP ont présentées la cuisine congolaise moderne.

De la mutualité Bunvwano des Tabwa :  Bukali ya kasopo : pâte (ugali) à base de farine de maïs décortiqué puis trempé dans l’eau pendant 3 à 7 jours / Mpengele : maïs décortiqué puis cuit à l’eau / Kisindila : haricot cuit à l’eau puis moulu avec la cuillère en bois pour en faire une pâte emballée  dans une feuille de bananier. C’était une nourriture de voyageur / Kolo : légume sauvage au gout amer que l’on cuit à l’eau sans sel. C’est remède contre la gastrique, destiné au soin de coliques abdominaux / Kibulili : maïs secs grillés, salés puis écrasés à l’aide de 2 pierres. La poudre se mange sans eau.

De la mutualité Vira : Kivugale : pate de haricot et manioc, mélange de haricot et manioc, cuitent séparément mais pilés ensemble pour en faire une pate compacte / Dekere : légume de feuilles de colcase (mahole), cuit à l’eau sans huile. C’est un plat réservé aux adultes puisque plat très respectueux / Kisaïra (kisamunyu) : banane ordinairement cuit à l’eau, avec épluchure : repas des nourrissons / Kikorongo : haricot sec épluché, cuit à l’eau, qui se prend avec le manioc / Kihonde : pâte d’arachide grillé destiner à  accompagner tous les mets possible.

De l’association des mamans veuves & épouses de fonctionnaire de l’Etat : Bivunde : cossettes de manioc trempé à l’eau puis grillé à la braise Que l’on prend avec des arachides grillées / Les tubercules des colcases : cuitent à l’eau

Degustation 9

La cuisine congolaise moderne

Les associations RAF – Réseau pour l’Action des Femmes. Les plats présentés : Légume de sombe Hemba (feuilles de manioc) cuites avec l’eau tirée de la cendre mouillée (le kisele des Bahemba) / Macédoine des légumes : mélange de 6 légumes (lengalenga, matembele, ngaingai, patu, choux de chine, choux pommé) / Poulet bouillie avec l’huile de palme : plat Tabwa / Bitoyo (poisson salé) mélangé aux aubergines

L’association CFEAMP – Centre de formation et d’encadrement en arts et métiers professionnels, surtout l’art culinaire moderne. Les plats présentés : Poulets et chèvres grillés en entier puis habillés de différents épices / Plat froid aux carottes et choux râpés / Merveilles et beignets

Les mets des mutualités ont été offerts gratuitement tandis que la cuisine congolaise fut payante. Les clients ont apprécié ! C’est fut une découverte des richesses culturelles des différentes tribus.

Concert Eg. Salem

La journée se clôtura par les chorales des églises de la ville : Méthodiste, Kimbanguiste, CADAF, Communauté pentecôtiste, Aumônerie protestante, SALEM, CESA ont agrémenté la soirée par des chants ayant pour thème la célébration du Cinquantenaire.

Chorale Kimbanguiste :  3 chansons sur l’intercession en faveur du bien être de la RDC qui a tant souffert durant les 50 ans passés ; Que Dieu accorde une vie plus aisée au peuple congolais.

La chorale CADAF : 3 chansons. Sur le questionnement individuel de ce qui a été réalisé depuis l’accession à l’indépendance et sur ce qui sera fait dans les années à venir ? Sur le changement des appellations du pays pendant ces 50 ans qui ne correspond pas au changement de mentalité ni au standing de vie ; Sur l’action de grâce à Dieu qui a accompagné le Congo pendant les 50 ans écoulés…

Les autres chorales n’ont pas fournis leurs informations.

Le Ministre de la Défense Nationale, Mwando Nsimba fit une visite éclair sur le site du festival à un moment où beaucoup de personnes devaient être aux cultes dominicaux. Une petite représentation a tout de même été réalisée en son honneur.

La randonnée sur le lac a été annulée pour cause de vent fort. Il était prévu de se rendre à Kasama, 1er fondation d’Albertville, à Mtoa, 2ème Albertville – administration et grand port d’esclave vers Ujyi, au Lac jaune ayant servi de base des hydravions belges durant la guerre de 14-18 et sur les tombes des militaires belges…

Le lundi 28. L’exposition des photos anciennes de Kalemie a drainé beaucoup de monde à l’Hôtel du Lac et, plus tard, autour des canons Krupp…

Kalemie, photos et cartes postales du temps passé… Collection de Jean Louis Gabriel, Liliane Schraûwen, José De Baets. Merci à eux !

Les poèmes des enfants de l’école gardienne Katarina Beni (la responsabilité des parents, les droits des enfants…), de Babu de la RTNC (sur l’histoire de Kalemie) et les poèmes des jumeaux (l’indépendance et le Congo) ont été un rappel sur d’où nous venons, où nous en sommes et où nous allons.

Poeme

Le défilé des modes et de coiffure masculine a confirmé l’évolution du savoir faire des artisans.

Defile de mode 5

Le mardi 29. Clôture officielle du festival.
Surprise : pendant l’animation musicale des orchestres et chanteurs de rap, Mr Laurent Kahozi, Ministre des Infrastructures, Urbanisme et Transport ainsi que Mr Félix Kabange, Ministre du sport et loisirs, tourisme, culture et art, tout deux ministres provinciaux du Katanga tout juste arrivé de Lubumbashi, se sont joint à l’assemblée.

La remise des brevets fut réalisée par ces personnalités. Le Ministre du sport et loisirs, tourisme, culture et art a prononcé le mot de clôture du festival.

Mercredi 30. Fête nationale.
Après le défilé officiel qui a duré 4 heures (!), la foule s’est dirigée vers la place du Cinquantenaire.

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Un cocktail prévu pour les cadres du District et les opérateurs économiques a été servi au rythme des chants et danses folkloriques des Tabwa, Hemba et Vira.

Nouveau à Kalemie : Un feu d’artifices préparé par le District fit grande impression ! La fête s’est poursuivie tard dans la nuit.

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Participation au festival
Sans compter les participants qui suivaient toutes les activités du festival à partir de leurs maisons bâties sur la colline en face du terrain, la participation aux manifestations peut s’évaluer à plus de 4.000 personnes.

Ce n’est qu’un début…

A l’image du FestBuk de Bukavu, le FestiKal 2010 est une première du genre à Kalemie.

Au début, la population avait du mal à comprendre le sens de la mini-foire, raison pour laquelle il n’y a pas eu beaucoup de monde pour l’exposition des différents articles. Les stands se sont construits progressivement.

Les Kalemiardes et Kalemiards ont donc découvert leur histoire, les réalités de leur ville et les potentialités de leur environnement.

Le Festival était à l’actualité à Kalemie et drainait chaque jour plus de monde à la Place du Cinquantenaire.

Le Festival de Kalemie 2010 ? Un pari réussi !

La nouvelle du Festival de Kalemie s’est rependue en dehors de Kalemie grâce aux radios lcoales.

Si les moyens financiers ont manqués alors que la RDC prévoyait un budget pour ces festivités, c’est le CAVK qui a pris en charge la presque totalité des frais.

Un des ministres a remis 1.400 dollars au CAVK, 1.000 pour les participants pour couvrir tant soit peu leur propre frais… le reste au CAVK pour ses frais. Bien loin de ce qui avait été promis à grandes envolées par les politiciens. Espérons qu’ils seront plus sérieux en 2011 et 2012, un autre anniversaire de Kalemie !

Perspectives.  Kalemie restera t-il « le paradis perdu » ou redeviendra t-il un jour « la perle du Tanganyika » ?

Pourrions-nous imaginer une ville où il ferait bon vivre ?

Est-il fou de réfléchir à une organisation basée sur un plan d’aménagement utilisant toutes les connaissances actuelles sur le développement durable associant les dimensions économiques, sociales, culturelles et environnementales ?

Un des moyens serait de stimuler l’investissement par un accueil dynamique des visiteurs ou bien encore par la valorisation des potentialités touristiques de la région, le lac et ses plages, ses sites historiques, ses traditions…

L’idée est de bâtir des monuments sur les sites historiques (à Kasama, à l’hôpital clique, au cimetière, à Miketo, à Kasenge et 2 à Kilindi), aménager les sites touristiques de Koki, Nganza, Mpala…, construire un monument dénonçant toutes ces guerres absurdes auxquelles des compatriotes ont participé et qui ont endeuillées Kalemie et ses environs.

Il est important pour ses habitants et les visiteurs de se rappeler son passé pour construire un futur meilleur.

Virginie Kadima – CAVKalemie

Discours Ouverture Kadima


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