Santé de l’enfant Les cinq pratiques clés

Dans le programme de coopération RDC / Unicef 2008-2012, Unicef Kalemie a appuyé la Task force santé de Kalemie à laquelle le centre audio visuel de Kalemie fait partie.

La situation des enfants et des femmes est préoccupante. Des besoins majeurs subsistent dans les domaines de la Santé, de la Protection, de l’Education, de l’Eau Hygiène et Assainissement.

L’UNICEF a commandité le CAVKalemie pour la réalisation de 5 documentaires documentaires d’environ 15 minutes, et leur projections dans les 7 places publiques de la ville et 3 dans les villages environnants.

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La vaccination complète de l’enfant. En RDC, un enfant sur cinq meurt avant son cinquième anniversaire, et le taux de mortalité maternelle est un des plus élevés au monde. Les parents doivent amener l’enfant à la vaccination et respecter son calendrier vaccinal.

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L’allaitement maternel exclusif. Ils encouragent l’allaitement maternel exclusif pendant 6 mois, ainsi que des bonnes pratiques alimentaires pour tous les enfants qui peuvent leur sauver la vie et leur garder la bonne santé.

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Le lavage systématique des mains au savon ou à la cendre.L’hygiène dans les ménages, au sein de chaque famille est recommandé. Une eau salubre et un assainissement adéquat permettent de réduire la prévalence des maladies diarrhéiques, cas du choléra à Kalemie.

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L’utilisation de la moustiquaire imprégnée d’insecticide. Des moustiquaires traitées à l’insecticide sont distribuées aux ménages pour réduire les risques de paludisme.

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La prise en charge des maladies diarrhéiques à domicile. Les parents son invités à fabriquer du sérum oral à domicile sur base du sucre et du sel : 6 cuillérée du sucre et 2cuillérée du sel, avant que le malade ne soit acheminer à l’hôpital.

Les documentaires ont été tournés au centre de santé Bwanakucha en pleine cité de Kalemie, dans les ménages, à l’hôpital général de référence de Kalemie, sur les rues et artères de la ville.

Le matériel utilisé par le CAVK pour les projections : écran de 2x2m, 1 amplificateur de 1.000w, 2 enceintes de 500w, 1 mixette et 2 micros, 1 vidéo projecteur, 1 lecteur DVD, et divers accessoires, 1 groupe électrogène.

Les lieux de projection à Kalemie, se sont fait sur les 7 sites habituels des projections CAVK :

Kichanga, à 8 km vers l’aéroport
Kaite, à 7 km vers l’institut Lubuye
Kisebwe, au centre, rive gauche de la rivière Lukuga
Maendeleo, au centre, rive droite de la Lukuga
Kamkolobondo, au bord du lac, extrémité de la ville au sud
Quatre coins, au centre de la cité
Bureau de la cité, à l’ouest sur la route de Moba.

En dehors de Kalemie, 3 villages :

Amisi à 22 km, route vers Nyunzu
Mulange à 18 km route vers Moba
Tabacongo à 15 km, route vers Kabimba

Ils étaient entre 500 à 2.000 personnes à chaque projection composé d’enfants, de jeunes, d’adultes ! Soit plus de 11.000 personnes sensibilisées en l’espace de 10 jours.

L’animation a été faite par l’équipe du CAVK, un journaliste de la RTNC, par Mme Christine Furahisha de la radio Parec et d’un agent de la communication sanitaire du district, Mr John Simuko.

Le constat est que la plupart des parents ne savaient pas que la vaccination protège les enfants des maladies infantiles mortelles comme la rougeole, la poliomyélite, la fièvre jaune, la coqueluche, etc.

Qu’il fallait allaiter l’enfant pendant 6 mois, avec rien d’autre que du lait maternel ! Après quoi l’enfant peut être alimenté avec de la bouillie, un peu d’eau, biberon…

Qu’il impérieux de se laver les mains avant de manger avec du savon ou de la cendre qui contient du chlore efficace comme désinfectant, afin d’éviter les maladies telle que le choléra…

La démonstration du sérum oral à domicile, un mélange de 6 cuillérées du sucre et 2 du sel peut facilement aider l’enfant ou un adulte victime d’une diarrhée. Cela en a édifier plus d’un !

La majorité de la population n’utilise pas de moustiquaire imprégnée d’insecticide, sous prétexte de la chaleur pendant la nuit,  d’autres achètent des moustiquaires non imprégnées, d’autres les utilisent pour la pêche le long du lac (filet inadapté qui détruit la ressource en poisson et après les pêcheurs se plaignent de la disparition des poissons…)

Des questions ont été posées sur ces cinq pratiques clés, telles que : Pourquoi les moustiquaires sont à un prix élevées ? Que reçoivent gratuitement les femmes à la consultation prénatale ?  Et si l’enfant vient de naître dans un village reculé ou il n’existe aucun centre de santé, que faire pour qu’il soit vacciné ? Si l’enfant moins de 6 mois regarde sa maman entrain de manger, faut- il lui donner à manger ?

Un chef du village Amisi à 22 km s’est exprimé : pourquoi la population de mon village ne bénéficie-t-elle pas de puits que les ONG construisent ailleurs, ce qui pourrait nous aider à échapper à des maladies hydriques comme la diarrhée ?

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Tous nos remerciements aux personnes qui de près ou de loin ont contribué à la réussite de ce projet, notamment l’Unicef pour sa confiance, son attention particulière accordée à la compétence du CAVK, le docteur Adalbert Ngandwe, médecin chef de district du Tanganyika, docteur Tampon Kibuku, chargé du centre de traitement de choléra, Mr Donatien Kasongo, responsable du service d’hygiène, Mr Barnabé Lubuli, les chefs du quartier, du village, la population  et à tous les spectateurs du Kalemie centre et ses environs.


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