L’AMIKAL a accueilli l’équipe de la VRT au restaurant Saint Joseph. Occasion d'expliquer ce qu’est l’association :
Elle a été créée pour accueillir en 2007 Liliane Schraûwen, « Fille de Kalemie » de retour 46 ans après avoir quitté le pays dans les conditions difficiles que l’on connaît. Liliane devait être accompagnée d’une dizaine d’autres visiteurs qui se sont désistés pour diverses raisons. Ce qui lui a permis d'être particulièrement chouchoutée ! Voir reportage en cliquant ici
Il était impérieux de créer une structure d’accueil des étrangers afin de les intéresser à nouveau aux potentialités de la ville et sa région.
Mission accomplie cette année-là puisque Liliane a mobilisé un groupe de passionné de Kalemie qui se retrouve sous le nom de Karibu Kalemie !
Mais les objectifs de l’AMIKAL vont plus loin : contribuer au développement de la ville de Kalemie, améliorer son environnement, lutter contre l'insalubrité, interpeller les autorités politiques et économiques pour un engagement réel, novateur et responsable sur l'aménagement du territoire, etc.
Sr Euphrasie Beya, Supérieure des Srs de Saint Joseph, initiatrice de l’AMIKAL, a pris la parole en ces termes :
« Vous êtes les bienvenus. C’est pour nous une joie et un honneur d’être visité par l’équipe de la VRT. Cela concrétise l’idée du CAVK, de montrer au monde pas seulement la guerre ou de choses qui ne vont pas bien, mais de présenter ce qui va, le développement des projets en cours, valoriser les savoirs faire de la population, tout ce qui est signe de la paix.
Bienvenue pour voir les petites réalisations de gens simples, qui se donnent la main pour aller de l’avant. »
Nahid Shaikh a expliqué l’objet de leur voyage :
« Nous voulons produire un documentaire sur le portrait du Congo à l’occasion du 50ème anniversaire de son Indépendance avec l’idée de parcourir le Congo en commençant par Kalemie, ville où Stanley a mis les premiers pas. Nous ferons appel à un guide de 1958, employé par les belges.
Après Kalemie, nous ferons Lubumbashi, Bukavu, Kisangani, Kinshasa et le Bas Congo. Le film sera produit en six épisodes. L’idée est de montrer un portrait approfondi de la ville sur ce qui est beau, ses richesses, le changement… »
Le but de ce premier séjour est de repérer les différents sites historiques, d’établir des contacts afin de faciliter le deuxième voyage pour le tournage prévu en mai prochain.
Le représentant du Commissaire de District a invité les journalistes à ne pas se décourager face à l’aspect physique de la ville où tout est dégradé.
Les radios locales Okapi, Parec et RTNC étaient présentes à la réception, ce qui a permis d'informer la population sur cet évènement et de lui demander de tout faire pour que les journalistes étrangers soient correctement accueillis.
Le dimanche de Pâques, le CAVK, centre audio visuel de Kalemie, partenaire de l’AMIKAL a organisé une projection en faveur des deux journalistes.
Le ciel était de la partie pour cette projection plein air de deux réalisations CAVK : « Kalemie Paradis perdu » et « Culture maraîchère » ont été montrés aux quelques 3.000 personnes rassemblées au « 4 coins », une des cités de la ville.
Nahid et Luc ont été impressionnés par la foule immense, debout devant l’écran géant : « L’unique moyen de sensibilisation par excellence », utilisé depuis 2004 par le CAVK et les 3TAMIS de manière régulière, une exception en RDC.
Signalons encore une réunion au CAVK, où il leur a été présenté les moyens et les activités d'éducation à la citoyenneté par l'audio visuel dont dispose le centre. Et de découvrir des compétences insoupçonées dans la région... Ce fut l'occasion de visualiser le travail en cours sur la pêche sur le lac Tanganyika.
Les visites s’en sont suivies à Kalemie centre et ses environs parfois sous la conduite de Kafran et John Mukana, préfet d’une école de Lubuye et chargé de la bibliothèque de l’AMIKAL, parfois seuls afin d'être libre de toute influence, comme la visite au pays des Pygmées.
Nous pouvons croire que Nahid et Luc ont apprécié l'accueil des gens de Kalemie pour faciliter leur travail de témoignage sur « Kalemie 50 ans après », avec des images dynamiques où des personnes sont en train de construire un avenir meilleur !
Plus que des images de pauvreté ou de délabrement, par trop connues, espérons que c'est cela que la VRT retiendra effectivement dans son documentaire...
Sr Christine Bushiri, Thierry Carton