Un enfant meurt de faim toute les 5 secondes !

Jean Ziegler condamne les agrocarburants

Des enfants meurent à cause des gangsters de la Bourse

Interview de Jean Ziegler - Michel Collon

La signification du droit à l’alimentation en tant que droit de l’homme

Le droit à une alimentation adéquate est reconnu dans des instruments spécifiques tels que la Convention sur les droits de l’enfant (Art. 24(2) (c) et 27 (3)), la Convention sur l’Elimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (Art. 12 (2)), ou la Convention relative aux droits des personnes handicapées (Art.25 (f) et 28 (1)). Il est néanmoins plus clairement décrit, sur un plan plus général, dans l’Article 25 de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme adoptée en vertu de la Résolution 217 A (III) du 10 décembre 1948 de l’Assemblée Générale des Nations Unies et dans l’Article 11 du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, adopté le 16 décembre 1966.

Lire la suite..

Rapport ONU

L’agroécologie peut doubler la production alimentaire en 10 ans

Extrait :

« Nous ne réglerons pas les problèmes de la faim et du changement climatique en développant l’agriculture industrielle sur de grandes plantations », affirme Olivier De Schutter. « Il faut au contraire miser sur la connaissance des petits agriculteurs et sur l’expérimentation, et améliorer les revenus des paysans afin de contribuer au développement rural. Un soutien énergique aux mesures identifiées dans le rapport permettrait de doubler la production alimentaire dans les 5 à 10 ans dans des régions où la faim sévit. La réussite de la transition à mener dépendra de notre capacité à apprendre plus vite des innovations récentes. Nous devons aller vite si nous voulons éviter une répétition continue des crises alimentaires et climatiques au cours du 21ème »

Le site web d'Olivier De Schutter | Rapporteur Spécial des Nations Unies pour le Droit à l'Alimentation

Alliance agricongo

> Appui aux dynamiques paysannes en
République démocratique du Congo

> Changer l’agriculture congolaise
en faveur des familles paysannestre...

Les organisations de coopération belges renforcent l’agriculture familiale au Congo

Sylvie Demeester  +32 2 505 40 76

Bruxelles, le 19 avril 2012 - En 2012 encore, sept congolais sur dix vivent (survivent) exclusivement de l’agriculture familiale. Au cours des 2 prochaines années, à l’initiative de l’Alliance AgriCongo, une coalition de huit ONGs belges qui travaillent pour le renforcement de l’agriculture familiale au Congo, onze ONGs belges collaboreront dans cinq provinces du Congo pour organiser avec leurs partenaires locaux 26 ateliers destinés aux leaders d’organisations paysannes. Ces ateliers permettront à ces représentants d’organisations paysannes de rentrer en dialogue sur quatre thèmes qu’ils ont identifiés comme prioritaires pour le développement de l’agriculture familiale du Congo.

Lire la suite sur SolSoc.be...

Cetri

Cetri

A découvrir sur

www.cetri.be

Cet ouvrage a été produit dans le cadre d’une collaboration d’Entraide et Fraternité, de la Commission Justice et Paix et du CETRI sur cette problématique du devenir des agricultures paysannes dans un contexte de pressions accrues sur les terres.

Pressions sur les terres.

Devenir des agricultures paysannes

La crise alimentaire a jeté une lumière crue sur les aberrations du modèle de développement agricole promu dans le Sud. Bien que des récoltes record y soient enregistrées, la faim progresse. Paradoxe tout aussi flagrant, les trois quarts des sous-alimentés sont des ruraux, producteurs eux-mêmes de denrées alimentaires.

Imposés dans des conditions d’inégalités extrêmes - foncières, techniques…-, la libéralisation des marchés agricoles et le retrait concomitant des soutiens publics ont conduit à la marginalisation des petites paysanneries du Sud, dans l’incapacité de faire face à la concurrence mondiale.

Certes, les institutions internationales qui reconnaissent aujourd’hui le rôle des agricultures familiales et paysannes dans la lutte contre la pauvreté, ainsi que dans la préservation de la biodiversité, préconisent des mesures d’appui public ou privé. Mais la problématique du contrôle de la terre reste largement négligée.

Les orientations proposées reposent sur un modèle de cohabitation harmonieuse entre agricultures paysannes et agrobusiness. Modèle qui de facto fait l’impasse sur les désastreuses conséquences sociales et environnementales de l’intense concurrence pour l’accaparement des sols, des sous-sols et des ressources que se livrent multinationales et autres investisseurs extérieurs.

Les mouvements paysans y opposent l’alternative de la souveraineté alimentaire. Garantie de survie des petites exploitations agricoles – qui représentent 80% des actifs en zones rurales –, elle suppose d’abord et avant tout l’accès à la terre et la maîtrise des ressources naturelles.

 

Ecological agriculture = Romantic vision?

Read more > Lire la suite...

La grande braderie des terres agricoles dans le monde, en RD Congo

> Les accaparements de terres, nouvelle menace pour l'agriculture paysanne

Ces politiques destructices sont soutenues par les tenants de l'économie virutelle mises en place par les banques, les organisations financières, ces " gangsters de la bourse ", en collusion avec les Etats et Unions, les entreprises agroalimentaires, pharmaceutiques, industrielles, les organisations internationales, certaines organisations humanitaires, des gouvernements aux comportements proches de ceux en usage dans les cercles mafieux... utilisant les ressources et les systèmes pour leur seul profit et ce, de manière inique et absurde si l'on veut la paix et le développement respectueux des personnes et de la Nature.

Ce qui fait le Monde c'est sa diversité, son intérêt, son assurance vie et sa richesse, pas son appauvrissement par des politiques de pensées uniques au seul profit de dirigeants et collaborateurs sans doute puissant en termes de pouvoir et d'argent, mais tellement petit d'esprit, manipulateurs et finalement, criminels...

Quand à la position que doit tenir l'Europe

Européens, nous avons un superbe projet : « Unie dans la diversité », telle est la devise de l'Union européenne.

Cette devise signifie que, au travers de l’Union européenne, les Européens unissent leurs efforts en faveur de la paix et de la prospérité, et que les nombreuses cultures, traditions et langues différentes que compte l’Europe constituent un atout pour le continent.

Le traité de l'UE garantit la reconnaissance des diversités et nous, européens, nous avons signé la déclaration des droits de l'Homme. Vous ne pouvez pas trahir ces projets et vendre la vie aux bandits de la finance.

European, we have a magnificent project: « United in diversity » is the motto of the European Union.

The motto means that, via the HAD, Europeans are united in working together for peace and prosperity, and that the many different cultures, traditions and languages in Europe are has positive asset for the continent.continent.

The treaty of read guarantees the recognition of the varieties and us, European, we signed the declaration of human rights. You cannot betray these projects and sell the life to the bandits of the finance.

www.3tamis.org

Peuples solidaires

> Un document Peuples solidaires / Action aid, à télécharger .pdf

Sans terre 2011

Planète à vendre

En 2009, 50 millions d'hectares de terres arables ont changé de main dans le monde et des dizaines de millions d'autres sont sur le point d'être cédés. Avec la croissance programmée de la population mondiale (9,2 milliards en 2050) et la raréfaction de certaines ressources naturelles, la demande pour les produits agricoles va augmenter en flèche. À partir de 2008, la flambée des prix alimentaires et les révoltes qu'elle a provoquées un peu partout dans les pays pauvres, conjuguée à la crise financière, ont accéléré le phénomène. Désormais, les gouvernements qui dépendent majoritairement des importations pour nourrir leur population, ceux qui craignent pour leur autosuffisance alimentaire, mais aussi les multinationales de l'agroalimentaire et les investisseurs internationaux (banques et fonds de pension) se ruent sur les terres cultivables partout où elles sont à vendre. Et la nécessité nourrit la spéculation. Ainsi, une nation comme l'Éthiopie, qui recourt à l'aide internationale pour nourrir sa population, n'hésite pas à brader ses terres

(France, 2010, 90mn)
ARTE F

Sur la piste des voleurs de terre

En Afrique, en Asie... les terres arables attirent les investisseurs. Un désastre au niveau local.

C'est le Financial Times qui le premier soulève un coin du voile. En novembre 2008, le quotidien britannique révèle que le conglomérat sud-coréen Daewoo vient d'acquérir à Madagascar la jouissance, pour quatre-vingt-dix-neuf ans, de... la moitié des terres arables de l'île ! Objectif : produire du maïs et de l'huile de palme pour le marché coréen. L'information fait l'effet d'une bombe. Et pas seulement à Madagascar, où la population ne décolère pas (1). Partout dans le monde, des journalistes et des associations enquêtent et découvrent que l'« affaire Daewoo » n'a rien d'un cas isolé.

« J'ai aussitôt tourné un reportage sur place pour Globalmag, le magazine environnemental d'Arte produit par Capa, se souvient le réalisateur Alexis Marant - Prix Albert-Londres 2006 avec Manon Loizeau pour le film La Malédiction de naître fille. Et dans la foulée j'ai commencé à plancher sur une grande enquête internationale. »

Tandis qu'Alexis Marant cogite, les révélations tombent. La Chine, l'Inde, La Libye, les pays du Golfe achètent des terres en Afrique, en Amérique du Sud, en Asie, en Europe de l'Est. « Plus de 50 millions d'hectares ont changé de main en 2009 dans des pays du tiers-monde, note Marant. L'équivalent de la totalité des surfaces agricoles de la France, de l'Allemagne, du Royaume-Uni et de l'Italie ! » Dans cette partie de Monopoly planétaire, trois types de joueurs s'agitent. Les pays importateurs, échaudés par les récentes crises alimentaires et financières, veulent produire eux-mêmes leurs récoltes à l'étranger. Les « pays hôtes », ravis de l'aubaine, se montrent très réceptifs aux promesses de création d'emplois et d'infrastructures. Et les spéculateurs de tous acabits, négociants de céréales, fonds de retraite... se glissent dans la partie. « Des petits malins qui hier investissaient dans l'immobilier et aujourd'hui injectent massivement du fric dans l'agriculture. En 2050, nous serons plus de neuf milliards, autant de bouches à nourrir ; il s'agit de prendre le contrôle des sols les plus fertiles, proches d'un accès à l'eau et, mieux encore, d'un point d'exportation. »

Lorsque, début 2009, Alexis Marant sollicite Arte, la chaîne franco-allemande marche aussitôt. C'est l'époque où le land grabbing (accaparement des terres, en VF) fait l'objet d'articles généraux dans la presse (lire n° Télérama 3085). Lui propose une grande enquête de terrain, en Arabie saoudite, en Ethiopie, en Argentine, en Uruguay... « Je voulais m'extraire de la théorie, voire du fantasme, afin de présenter la réalité à hauteur d'hommes. Incarner les processus économiques pour montrer que, mondialisation ou pas, ils n'ont rien d'inéluctables mais résultent de volontés individuelles. »

Neuf semaines de tournage plus tard, des images de parcelles gigantesques labourées par des machines et vaporisées d'engrais et de pesticides lui trottent méchamment dans la tête. « C'est ce qui me perturbe le plus : on connaît parfaitement les limites de l'agriculture intensive, ses conséquences désastreuses pour l'environnement comme pour les petites communautés rurales, condamnées à l'exode. Et pourtant, alors qu'on cherche à remplacer ce modèle chez nous, on l'impose dans les pays du tiers-monde. » Et c'est ainsi que pour les petits paysans d'Ethiopie et d'ailleurs, le développement de l'agriculture est en passe de signer leur arrêt de mort.
Marc Belpois
Télérama n° 3196
(1) Face à la contestation populaire, ce contrat a été résilié, mais il a contribué à faire chuter le président Marc Ravalomanana l'année suivante.

> La Via Campesina : L’accaparement des terres provoque la faim ! Que le monde soit alimenté par les petits producteurs !

> Peuples-solidaires / Action aid : Les accaparements de terres. Nouvelle menace pour l'agriculture familiale

Le hold-up du siècle
Article de Gomafocus

La terre africaine aux enchères, l’inquiétant phénomène du land grabbing
Afrique avenir

Accaparement des terres ou opportunité de développement ?
FARM

Accaparement des terres ou opportunité de développement ?
Rapport FAO

« Grands malheurs »

Les adversaires du système en soulignent les dangers et les aberrations. Comme le fait de rapatrier vers les pays riches des denrées agricoles produites dans des pays pauvres qui reçoivent, par ailleurs, une aide alimentaire massive de la communauté internationale. Ou de déloger des petits paysans locaux dont les cultures vivrières nourrissent une bonne partie des populations. Marc Dufumier, professeur d'agriculture comparée à AgroParisTec (l'ex-Institut national agronomique), est catégorique. « Si on veut éviter de grands malheurs , dit-il, il faut mettre fin à ces pratiques. » Selon lui, plaquer des modèles agricoles productivistes en Afrique est une absurdité vouée à l'échec.

« L'agriculture traditionnelle est celle qui résiste le mieux aux aléas climatiques et aux nuisances de toutes sortes. A l'inverse, dans un système de monoculture sur de grands espaces, à coups de transgéniques et d'herbicides, les risques de contamination sont foudroyants. Quand on diminue le nombre d'espèces dans un écosystème, on le fragilise ! » A l'entendre, la cohabitation équilibrée avec les petits producteurs locaux relève de l'illusion. « Quand on court pieds nus, on ne peut pas rivaliser avec un pilote de formule 1 soutenu par une écurie richissime. » Une telle cohabitation, selon lui, débouche fatalement sur des conflits. Michelin, par exemple, a choisi de renoncer à exploiter ses dernières concessions d'hévéas au Nigeria et au Brésil. Les frictions étaient devenues telles avec l'environnement local que Michelin va transférer ses plantations à ses cadres locaux et aux petits paysans.


HALTE A LA MARCHANDISATION DE LA VIE

Préface de Riccardo PETRELLA

La bataille des paysans pour leur vie a toujours été – depuis notamment le XVIe siècle en Europe – l’une des plus difficiles à gagner, car son aboutissement positif passait et passe nécessairement par la propriété commune et/ou coopérative de la terre. Elle reste encore à gagner au XXIe siècle, par exemple au Brésil et aux Philippines, pour ne citer que deux pays symboles.

La nouvelle phase actuelle d’accaparement de type colonial des terres africaines va même brutalement contre tous les droits humains et sociaux des paysans et des Africains.

La bataille pour la vie - de tout citoyen– est devenue aujourd’hui encore plus dramatique et nécessaire car les groupes sociaux dominants sont en train de réussir à imposer dans le monde entier leur prétention à être, devenir, ou rester propriétaires privés de toute forme matérielle et immatérielle de la vie. A la base d’une telle prétention, se trouve une conception matérialiste et marchande de la vie qu’ils ont réussi à faire accepter et partager par l’opinion publique en général (tout est marchandise, tout peut être acheté et vendu, la valeur de toute « chose » est déterminée par son utilité d’échange, le marché est le régulateur « naturel » de la valeur économique de tout bien,…)

Le marché des émissions de CO2 a réifié et « privatisé » l’air. Il en va de même des organismes vivants et de la connaissance par les brevets/droits de propriété intellectuelle et de l’éducation (le World Education Market en est à sa dixième édition….)

L’eau, la santé, l’alimentation, le logement, la retraite, l’assurance-vie sont tombés, sous l’imposition des groupes dominants, dans l’univers marchand. Une véritable violence planétaire est en cours sur les personnes et la vie.

Il est temps de libérer la vie de la Terre et le devenir de milliards d’êtres humains d’un tel esclavage, source d’une « grande injustice sociale mondiale ».

Le "land grabing" pour la culture du palmier à huile et autres denrées alimentaires d'exportation, aujourd'hui, le jatropha...

CIRAD : Huile de palme : les idées reçues ont la peau dure…

NDLR : en résumé, selon le CIRAD, tout est bon dans l'huile de palme ?

Et pourtant... parmi d'innombrables articles :

>Agence Science presse : L’huile de palme, un cauchemar écologique

> Notre planète info : L'huile de palme que nous consommons détruit les forêts d'Asie du Sud-Est

> CETRI : Agrocarburants : impacts au Sud ?

 

> Jatropha curcas

Wikipedia

> Le Jatropha préfère les bonnes terres, de préférence humide ! (ABC Burkina)

"Cultiver du jatropha à la place du mil, du maïs ou de l’arachide, c’est dire aux paysans : mourrez de faim demain"

Dans l’encyclopédie Wikipedia, on peut lire également : « au début des années 1990, une tentative de culture au Nicaragua sur 2 000 hectares n’a pas tenu ses promesses et s’est révélée catastrophique, avec pour seul rendement 200 litres par hectare (au lieu des 2 000 litres espérés). En effet, bien que la plante pousse bien sur les sols arides, il semblerait que son rendement chute si l’apport en eau et la qualité du sol sont insuffisants. Ce qui crée une pression sur le mode de culture, car viser un rendement optimal nécessite de planter sur un sol fertile et d’irriguer régulièrement... »

> Emmanuel Koloando Tshikala: «Avec le biocarburant, pas de pollution» !

Okapi

Réaction d'un internaute... à l'émission de Radio Okapi

Issus de la biomasse, c’est-à-dire de végétaux cultivés, de déchets agricoles, forestiers, animaux et alimentaires, les biocarburants sont une énergie renouvelable. Cependant, ils sont loin d’être « bio » c´est-à-dire non nuisible à 100%100.

Les pratiques d’agriculture en amont ne sont pas du tout biologiques mais intensives (utilisation de pesticides, d’ engrais, appauvrissement des sols et des ressources en eau au détriment des populations locales…).

A cela s’ajoutent d’autres impacts écologiques : déforestation, perte de la biodiversité à cause de l’épuisement des sols, de la pollution des eaux et de la destruction de milieux naturels pour cette production. Sans compter les émissions de gaz des engins de la production à la distribution !

La culture des agrocombustibles est plus rentable que la culture pour l’alimentation des populations locales. Faudra-t-il donc choisir entre rouler ou se nourrir ?

En déplaçant la production de l’alimentation vers l’industrie, les agrocarburants provoquent une hausse des prix mondiaux des aliments, voire une pénurie alimentaire dans les pays les plus pauvres. En l’état actuel des choses, des émeutes de la faim sont donc amenées à se multiplier.

Voyez ce qui se passe au Mexique,en Indonésie, en Malesie, au Brésil, au Mozambique, au Sénégal, en RAU, à Madagascar, et meme en RDC avec l´achat des terres arables par les chinois etc. etc.

Agrocarburants : réservoirs pleins, ventres vides - Action aid

Les agrocarburants industriels – carburants produits à échelle industrielle à partir de matières premières agricoles – ont été présentés comme une des solutions aux problèmes de la sécurité énergétique, du changement climatique et du développement rural. Mais en réalité, leur développement compte parmi les principales causes de la crise alimentaire, qui devrait continuer de s’aggraver dans les prochaines années. Le rapport de Peuples Solidaires en association avec ActionAid Le plein de faim montre que, si tous les objectifs de production d’agrocarburants pris au niveau international sont atteints, environ 600 millions de personnes supplémentaires souffriraient de la faim, à cause des agrocarburants industriels.

Les dirigeants de l’Union Européenne sont responsables!

Lire la suite...

> Les chinois projettent de produire le jatropha en RDC

Okapi

Une entreprise chinoise du Groupe Greater KingDom envisage de cultiver le jatropha, une plante qui produit des graines oléagineuses tel que le soja, dans quatre provinces de la RDC. Mais, elle pose certaines conditions au gouvernement congolais. Le ministre du Développement rural, Yangya Undji, qui l’a annoncé jeudi 13 janvier 2011 à Radio Okapi. 

... Le Groupe Greater KingDom compte cultiver cette plante précisément au Bas-Congo (Banana et Matadi), au  Katanga (à Lubumbashi), au Nord-Kivu (Goma) et au Sud-Kivu (Bukavu). 

Cette entreprise chinoise pose, toutefois,  trois conditions avant la production du jatropha en RDC: 

  • un minimum de sécurité dans les sites champêtres,
  • une superficie de 10 000 hectares par province concernée et
  • l’exonération de ses équipements. 

    Lire la suite...

Il est curieux que l'information n'ait fait l'objet d'aucune analyse sur... l'absence d'information ! Voici quelques questions "bêtes" :

Quel bénéfice pour l'agriculteur local ? Combien cela va t il lui rapporter, combien d'emploi créé, à quel taux de salaire décent, la populaiton sera t elle explusée du territoire, ou soumise à servitude ? Quelles sont les taxes que va payer l'entreprise à la RDC ? Comment compte t elle protéger l'environnement et faire autrement que la désertification à différents niveaux, comme cela se passe à Madagascar, aux Philippines en Indonésie etc... Va t elle transformer le produit sur place, est ce dans un but de sécurité énergétique pour le Congo ? Quelle a été l'analyse des besoins et des ressources énérgétiques avant d'exploiter les ressources de sécurité alimentaire de la RDC ? Etc.

Tout cela ne ressemble t il pas à de l'exclavage moderne, l'exploitation des énergies humaines et naturelles à bas prix pour l'exportation comme du temps des colonies ?

Comment les autorités responsables et informées des conséquences désastreuses de ces contrats peuvent elles collaborer à de tels projets ?

Toutes ces questions et d'autres plus générales, spécifiques ou complexes sont posées depuis longtemps par de nombreuses organisations qui ont constaté les méfaits des politiques au service de l'économie virtuelle, de la bourse.

Ce ne sont là que quelques questions que peuvent se poser les gens qui seront bientôt sans terres...car vous vous rendez compte qu'il n'y aura pas beaucoup de réponses positives en faveur de la population et de son économie, de son environnement. Un marché de dupe que malheureusement les médias qui ont relayés l'information, se sont gardés d'analyser en profondeur.

> Les agro-carburants industriels provoquent la faim et la pauvreté

On affirme que les agro-carburants aideront à lutter contre le changement climatique. En réalité, c’est l’inverse qui est vrai. L’expansion de nouvelles plantations de monocultures augmente les gaz à effet de serre par la déforestation, le drainage des zones humides et le démantèlement des terres communales. Si nous prenons en considération l’ensemble du cycle de production, de transformation et de distribution des agro-carburants, ils ne produisent pas moins de gaz à effet de serre que les carburants fossiles, à quelques exceptions près. De plus, les agro-carburants ne pourront jamais remplacer les carburants fossiles. Selon les dernières estimations, ils vont seulement couvrir l’augmentation de la consommation à partir de maintenant jusqu’à 2020. Il n’y a tout simplement pas assez de terres dans le monde pour produire le carburant nécessaire à une société industrielle dont les besoins pour le transport des personnes et des biens ne cessent d’augmenter. La promesse des agro-carburants crée l’illusion que nous pouvons continuer à consommer toujours plus d’énergie. La seule réponse aux changements climatiques est de réduire les dépenses énergétiques partout dans le monde et de réorienter le commerce international vers les marchés locaux.

Lire la suite..

> Le jatropha – l’agrocarburant des pauvres ?

Grain

Le jatropha curcas est un arbuste à fleurs rouge vif, natif d'Amérique centrale, que les commerçants portugais importèrent d’Afrique vers l’Asie comme plante décorative. Ses graines oléagineuses peuvent être utilisées pour produire du biodiesel. Puisqu'il pousse sur des sols pauvres, le jatropha est largement promu en Asie et en Afrique comme la plante idéale des petits cultivateurs. Des déclarations comme celles qui suivent, publiées sur un site Internet pakistanais, sont typiques :

•   Si un agriculteur peut cultiver son propre diesel, cette source d'énergie décentralisée apportera une très grande impulsion à sa condition économique

•   Un seul plant de jatropha donnera un litre de biodiesel par an et ce, pendant 40 ans

•   90 pour cent du travail peut être effectué par des femmes, et contribue directement à améliorer le potentiel de revenus

•   Le jatropha résiste aux sécheresses et pousse sur des sols pauvres ; de plus, il crée beaucoup d'humus et contribue ainsi à rendre la terre arable

Une vraie image d’Épinal, mais, malheureusement, ce qui se produit actuellement ne vient pas étayer cette vision optimiste selon laquelle le jatropha fournira aux cultivateurs pauvres à la fois de l’énergie bon marché et un bon revenu.

En Afrique et en Asie, il y a de sérieuses préoccupations au sujet de l'impact environnemental et social du jatropha. L’Australie occidentale l’a même interdit à cause de sa toxicité sur les humains et les animaux et à cause de sa capacité de de

Lire la suite...

L'huile de palme dans les échanges mondiaux

CTB

Cette nouvelle brochure du Trade for Development Centre aborde l’huile de palme, qui illustre avec force la complexité des relations entre le nord et le sud de la planète. 

Ce produit de l’agriculture tropicale et les controverses qu’il soulève interrogent toutes les composantes du développement durable et l’ensemble du modèle économique basé sur la monoculture d’exportation : forêts détruites, biodiversité affaiblie, libération de gaz à effet de serre, pollution et sols appauvris, expulsions de populations pour cause de déboisement, mauvaises conditions de travail dans les plantations, etc.

Téléchargez la brochure - Doc en .pdf 

Coop belge CTB BTC

Cetri

Cetri

A découvrir sur

www.cetri.be

Agrocarburants : impacts au Sud ?

Longtemps considérée comme une panacée face aux changements climatiques, la production d’agrocarburants pose problème. En particulier en Asie, en Amérique latine et en Afrique, où elle prend le plus souvent la forme de vastes monocultures – de canne, de palme, de soja… – aux mains de l’agro-industrie. Destination en hausse : les pays riches soucieux de diversifier et de « verdir » leur approvisionnement énergétique.

Les impacts fonciers, sociaux et environnementaux observés au Sud tendent à aggraver les déséquilibres, quand ils ne mettent pas en péril l’alimentation même des populations locales, par le changement d’affectation des terres. Déforestation, appropriation privative des ressources, accaparement des propriétés agraires, concentration des bénéfices, pollution des sols et de l’eau, appauvrissement de la biodiversité, exploitation de mains-d’œuvre vulnérables, déplacement de populations, violation de droits humains… les ressorts et les « externalités » de la dynamique sont multiples et à géométrie variable.

En matière d’émission de gaz à effet de serre, l’« alternative » des agrocarburants ne ferait pas mieux, dans sa globalité, que les combustibles fossiles. Quant aux « critères de durabilité » – lacunaires – auxquels l’Union européenne et les Etats-Unis entendent soumettre leurs importations, ils changent moins la donne qu’ils ne donnent le change.

A quelles conditions une réappropriation équitable et un développement durable de la production et de la consommation d’agrocarburants sont-ils envisageables ? Les solutions passent par une refonte des politiques économiques et agricoles.

> Les OGM en Afrique de l'Ouest (Ndlr : cela vaut pour toute l'Afrique...)

> Les OGM sud-africains victimes d'un bug, la récolte est condamnée

Jusqu'à 80% des productions anéanties

Sur 1000 agriculteurs qui ont utilisé les semences modifiées, 280 déclarent avoir subi des dommages, jusqu'à 80% de la récolte pour certains.

Mais Mariam Mayet, directrice du Centre Africain sur la Biosécurité (Johannesburg), conteste les chiffres, elle demande l'ouverture d'une enquête indépendante et un moratoire immédiat sur toutes les cultures OGM.

"Monsanto dit qu'ils ont fait une erreur de laboratoire, mais nous disons que c'est la technologie elle-même qui est un échec. Il est impossible de faire une 'erreur' avec trois variétés différentes de maïs" a-t-elle déclaré.

L'Afrique du Sud est un précurseur en matière d'OGM, ayant autorisé la culture et la consommation du maïs transgénique Monsanto au même moment que les Etats-Unis. Le gouvernement n'impose aucune législation particulière, ni au niveau de la production, ni au niveau de l'étiquetage.

Le maïs est, en Afrique du Sud, un des produits les plus consommés. La faiblesse de la récolte de cette année menace l'équilibre alimentaire de la région.

Les trois variétés de maïs OGM sont censées, selon les brochures de Monsanto, lutter contre les mauvaises herbes et augmenter les rendements. Raté.

La concentration des monopoles...

> Le TIRPAA, c'est quoi ? Droits des paysans ou marché de dupes

Un document GRAIN

Traité International sur les Ressources Phytogénétiques pour l’Alimentation et l’Agriculture

Haut de page

 
RETOUR HOME Page d'accueil
3TAMIS

La grande braderie des terres agricoles dans le monde, en RD Congo

RETOUR HOME page d'accueil