La vieillesse est l'âge ultime de l'être humain qui succède à l'âge mûr. Appelée aussi par euphémisme le « troisième âge » et de quatrième âge pour les plus de 80 ans, la vieillesse commence à des âges différents selon les milieux, cinquante cinq pour nos pays en retard de développement, vers soixante ans pour les autres.
Elle correspond à une période de la vie où la plupart des personnes sont retirées de la vie active (retraite ou pension) et se caractérise par l’ensemble des phénomènes d'affaiblissement des fonctions physiologiques liés au vieillissement.
Mais en dehors d’éléments physiologiques, la vieillesse est aussi fonction d’une considération psychologique, comme nous l’a confié le Dr Bulabula. Le psychologue MacArthur précise la même pensée quand il affirme : « On ne devient pas vieux pour avoir vécu un certain nombre d'années : on devient vieux parce qu'on a déserté son idéal. Les années rident la peau ; renoncer à son idéal ride l'âme. Les préoccupations, les doutes, les craintes et les désespoirs sont les ennemis qui, lentement, nous font pencher vers la terre et devenir poussière avant la mort.
Jeune est celui qui s'étonne et s'émerveille. Il demande, comme l'enfant insatiable : Et après ? Il défie les événements et trouve de la joie au jeu de la vie. Vous êtes aussi jeune que votre foi. Aussi vieux que votre doute. Aussi jeune que votre confiance en vous-même. Aussi jeune que l'espoir propre au sens. Aussi vieux que votre abattement. Vous resterez jeune tant que vous resterez réceptif. Réceptif à ce qui est beau, bon et grand. Réceptif aux messages de la nature, de l'homme et de l'infini. »
Les causes du vieillissement sont multiples : l’usure normale des cellules, les conditions de vie, le rythme du travail, la maladie,…
La vieillesse est une réalité qui nous concerne tous. Plus on avance en âge, plus elle s'impose à notre conscience malgré le fait qu'on cherche généralement à l'éviter. Notre corps est souvent le premier à nous lancer des signaux ou avertissements qui deviennent de plus en plus insistants au fil des jours. Ensuite, notre communauté de vie nous force à en prendre conscience, et là, la vieillesse devient incontournable.
Pour l'enfant, l'adolescent et le jeune adulte, la vieillesse est comme une réalité étrangère. Même s’ils apprécient souvent le contact avec les vieux, ils les considèrent comme des personnes vivantes mais à qui il manque des aspects importants de la vie. Pour eux, la vieillesse, c'est pour les grands-parents.
Mais, plus les années s'additionnent, plus il devient difficile de ne pas être concerné. On a beau s'occuper à autre chose et s'efforcer de continuer sa vie de la même façon, l'âge est là.
C'est d'abord la force de nos muscles et notre endurance qui déclinent dans des situations de plus en plus nombreuses et nous forcent à nous rendre à l'évidence. La calvitie prend du terrain, les rides et les cheveux blancs se multiplient et nous renvoient une image moins fière. La jeunesse nous quitte. Et progressivement, notre environnement humain nous rappelle l'écoulement du temps. Nos parents meurent, les enfants nous quittent en se mariant, des gens commencent à nous manifester des égards qui nous inquiètent, nous ne pouvons plus travailler aussi durement… Il n'est plus possible de fermer les yeux : la vieillesse nous guette au prochain tournant.
A partir du moment où on en est rattrapé par l’âge, les réactions commencent peu à peu à ressembler à celles de l’enfance.
Pendant une grande partie de notre vie, l'âge correspond à un accroissement de nos capacités. Nos limites physiques, intellectuelles, professionnelles et sociales sont continuellement repoussées pendant une quarantaine d'années.
Mais peu de temps après, c'est le phénomène inverse qui se manifeste. Nos forces commencent lentement à diminuer, nous n'avons plus autant d'endurance et d'énergie qu'auparavant.
Insidieusement, nos limites commencent à se faire sentir plus souvent et à rétrécir nos possibilités. C'est physique, mais c'est aussi mental : notre mémoire n'est plus aussi fiable, notre concentration n'est plus aussi facile à soutenir. Notre endurance diminue dans l'effort intellectuel comme dans l'effort physique. Ces diminutions de performance peuvent facilement avoir un effet considérable sur notre confiance et notre estime de nous- mêmes. C'est alors notre personne qu'on considère comme diminuée.
Et les mêmes réalités nous atteignent au plan professionnel et social. Notre environnement professionnel est de plus en plus occupé par des plus jeunes qui y prennent de plus en plus d'importance et de pouvoir. Déjà inquiétés par nos limites plus contraignantes, nous pouvons facilement nous exclure discrètement des groupes les plus intéressants et les plus dynamiques. L'expérience accumulée ne suffit plus tout à fait à compenser pour les nouveautés que les jeunes apportent avec eux.
En plus de nous forcer à admettre nos limites, le fait de vieillir nous prive de plusieurs plaisirs que nous prenions jusque là pour acquis. C’est le moment de grandes prescriptions médicales de repos, de régime (sans sel, pas de sucre…). Considérée sous cet angle, la vieillesse nous lèse directement dans la qualité de notre vie.
Dans la plupart des cas, ces privations se manifestent d'abord physiquement.
Et que dire de la sexualité à cet âge ?