L’archevêque de Bukavu, Mgr François-Xavier Maroy a ouvert la cérémonie par une messe d’action de grâce. Dans son homélie, il a invité la population à adhérer massivement aux mutuelles de santé puisqu’elles permettent aux démunis d’accéder aux soins de santé de qualité grâce à la solidarité des membres.
L’hôpital général de référence de Kamina vient d’être construit et équipé en remplacement de l’hôpital de Munzizi, dans la zone de santé de Nyangezi.
L’objectif est de faciliter l’accès aux soins de santé de base et aux interventions médicales dans un environnement infrastructurel amélioré.
Le projet a été financé par la coopération allemande par l’entremise de la banque KFW pour un montant global de 1.500.000 euros dans le cadre du « Renforcement et réhabilitation des structures sanitaires et la consolidation de la paix dans la province du Sud Kivu ».
Le projet a été promu par Misereor et mis en œuvre par le Bureau Diocésain des Œuvres Médicales - BDOM à Kabare, à Nyangezi, à Bunyakiri, à Kalonge et dans la ville de Bukavu, soit : 10 nouvelles constructions (hôpitaux et centres de santé) 9 réhabilitations de centre de santé et maternités et 2 réhabilitations des camps de médecins et infirmiers parmi lesquels celui de Nyangezi, avec la fourniture d'équipements, de médicaments, de véhicules, de panneaux solaires et bien d’autres mobiliers.
A Nyangezi, le BDOM a construit 3 centres de santé dont Munya, Kamina et Kalengera et a réhabilité 3 centres : à Kalengera, Ibambiro et au camp des médecins de la zone de santé de Nyangezi.
La construction et la fourniture d'équipements de l’hôpital général de référence de Kamina à Nyangezi ont coûtés à eux seuls, près de 600.000 dollars.
La capacité d’accueil de l’HGR Kamina est de 70 lits répartis sur 2 blocs d’hospitalisation et un bloc pour la maternité. Un bloc opératoire, un bloc pour la radio, un bloc pour le laboratoire, un bloc pour la consultation et un bloc administratif ont été aussi érigés.
L’hôpital général de référence a été baptisé Saint Martin.
Le chargé de mission de MISEREOR a relevé 3 défis pour la maintenance de cette structure sanitaire : assurer la fonctionnalité, l’accessibilité et la pérennité de la structure.
Le bon fonctionnement est lié à la mise à disposition de l'eau, l’électricité, d'un personnel qualifié et des médicaments.
L’accessibilité répond à une préoccupation de voir les indigents être soignés sans difficulté.
Misereor est convaincu que ces défis peuvent être surmontés à travers un partenariat responsable entre le pouvoir public, l’archidiocèse de Bukavu et ses services techniques, le BDOM, les responsables de l’hôpital, les autorités locales ainsi que la population locale.
La population de Nyangezi n’aura plus de peine à se rendre à l’hôpital de Munzizi qui ne remplissait pas les normes pour être appelé structure sanitaire vu qu’il était éloigné de la population, très petit et sans équipement moderne...
Le mwami Ndatabaye Pierre, chef de collectivité de Ngweshe et le chef de groupement, Cishugi Nyangezi, entité administrative coutumière, estiment que l’hôpital étant déjà opérationnel, un changement rapide s’observera à Nyangezi sur le plan sanitaire car tous les 4 coins du groupement sont bien servis…
Eliane Polepole