Réalisation : Centre Audio Visuel de Kalemie - CAVKalemie - CAVK, Genre : Documentaire. Série de témoignage de situation réelle, de 26 minutes en swahili.
Animation : 4 jeunes reporters, 2 filles, 2 garçons, dans 17 écoles primaires et secondaires et
6 quartiers de Kalemie : Lubuye, Kisebwe, Maendeleo, 4 coins, Kamkolobondo et Bureau de la cité
La sensibilisation par l’image est un moyen efficace pour informer et former la population dans un milieu dépourvu de télévision ! « Une image vaut mille mots » a-t-on l’habitude de dire…
C’est donc un reportage vidéo que le CAVK a réalisé avec la participation de 4 jeunes formés par l’UNICEF en collaboration avec la RTNC, il s’agit de : Mwamba Kibawa, Jeannette Kabwe, Patience Grillon et Longa Ntutula.
Des enfants, des parents, Mme Shela Mungul, juriste et Mr Willy Nselike, président du Tribunal de grande instance de Kalemie ont été contacté pour témoigner et apporter leur contribution.
Les principaux articles de droit retenus ont été : le droit à l’éducation, à la scolarisation, à la protection, à la survie, à l’enregistrement à l’état civil et à une bonne participation.
L’enregistrement de l’enfant à l’état civil est très important pour que ce dernier soit reconnu officiellement dans la société et dans sa famille.
En cas de partage d’un héritage lors du décès des parents, l’Etat ne tient compte que des enfants enregistrés à l’état civil, aussi l’enfant non enregistré n’héritera rien. Dans ce cas l’enfant est victime de la négligence ou l’ignorance ou bien de la difficulté pour des parents de faire la démarche qui coûte de l’argent. La loi prévoit des sanctions pour un parent qui n’aurait pas déclaré un de ses enfants.
Dès la conception, l’enfant a droit à la survie. Les parents ont le devoir de procurer une bonne alimentation à leurs enfants, des vêtements, d’une chambre à part, d’un lit correct, etc.
Aujourd’hui, la plupart des enfants sont victimes de la pauvreté des parents, de l’irresponsabilité de certains d’entre eux, de la polygamie, de l’exclusion suite au phénomène de l’« enfant accusé de sorcellerie ». En conséquence, ils passent la nuit à la belle étoile et errent dans les quartiers, privés de l’amour et de la protection de leurs parents.
D’autres sont victimes d’activités non éducatives comme :
De regarder des films pornographiques dans les « cinés vidéo », de participer à des « catchs spiritisme » qui sont des jeux de lutte sur la puissance magique. Ainsi les enfants sont victimes de ces spectacles, parfois ils fuient l’école pour aller voir ces jeux qui inculquent des mauvaises idées dans la tête des enfants, imitateurs par excellence.
Par exemple, des enfants transportent les objets fétiches des cacheurs, chantent pour eux, et déambulent avec dans les rues.
De pique nique, de kermesse, à des imitations de danse et musique congolaises et à la fête des amoureux (saint Valentin), en effet, ces fêtes ne sont pas organisées dans le but éducatif et d’autres sont réservées aux jeunes adultes fiancés et mariés.
Par manque de contrôle des organiseurs mettant l’accent sur le gain de l’argent et non la rigueur des participants, les enfants se laissent aller à ces manifestations non éducatives, ils boivent sans réserve, font n’importe quoi, rentrent tardivement à la maison.