www.monuc.org - Mandat, extrait. Le mandat de la MONUC est placé sous le chapitre VII de la Charte de l'ONU. ll l'autorise à utiliser tous les moyens nécessaires, dans la limite de ses capacités et dans les zones de déploiement de ses unités, pour dissuader toute tentative de recours à la force qui menacerait le processus politique, de la part de tout groupe armé, étranger ou congolais notamment les ex-FAR et Interhamwés, et pour assurer la protection des civils sous la menace imminente de violences physiques.
La MONUC peut, conformément à son mandat, utiliser des tactiques d'encerclement et de recherche pour prévenir des attaques contre les populations civiles et contrer les capacités militaires des groupes armés illégaux qui continuent de faire usage de la violence dans ces régions.

Le Chapitre VII de la Charte de l'ONU est sans équivoque.
Ce n'est donc pas la décision de l'ONU, ni certaines personnes individuellement - nous avons souvent eu leur soutien de manière intelligente - qui posent problème, mais son organisation et la volonté de ceux et celles qui ont le pouvoir de décision au sommet.
Ce n'est pas ses "faibles moyens", pour rappel quand même... : + de 17.000 personnes, et 1 milliard de dollars de budget annuel - 2005 2006 (!) et en comparaison avec les moyens utilisés par les belligérants qui ont commis les guerres de 1996 et 98...), ni même le soit-disant manque de moyens à Goma - plusieurs milliers de militaire MONUC en position, qui seraient la difficulté rencontrée par elle pour assurer sa mission... alors que l'Europe réfléchit à l'envoi de quelques centaines d'homme pour régler le problème. Chercher l'incohérence !
Mais de l'hypocrisie de son fonctionnement : Comment peut-on accepter encore aussi longtemps que les ordres dépendent des commandements militaires constituant sa force, basés à des milliers de Km ?
Est il admissible que ce soit Islamabad, New Delhi, Montevideo, Washington ou New York qui décident dans les faits de la non intervention des troupes, alors que le mandat est clair ?
Ce qui est de facto, un crime de non assistance à personnes en danger - aujourd'hui au nord Kivu estimée pour les déplacés, à 1,6 million de personnes poussées à la mort ! ) et une nouvelle trahison historique d'une organisation mondiale (UN - toute organisation confondue), qui par ailleurs porte les droits de l'Homme comme le fondement de l'Humanité...
Enfin, comment peut-on accepter l'incohérence, que sous prétexte de protéger une communauté, l'on pousse à la mort, une autre ?
Au lieu de s'engager fermement à préserver les populations quelqu'elles soient, de toutes formes de violence, les investissements réalisés pour le développement et protéger l'environnement - faune & flore, ces autres ressources mondiales dont tous les pays situés dans la région des Grands lacs sont les dépositaires ?

Où sont l'Etat congolais et son gouvernement, son armée (!), la société civile congolaise et internationale, les églises, les ONG et organisations locales ou internationales, les gouvernements, les médias, les pays de la région des Grands lacs... ?
C'est plus que le Darfour, cet autre honte du 21 ème siècle, c'est presque 1994 et sa continuité, cette fois au Congo...
Evidemment, la MONUC n'est pas responsable de ce qui se passe, et la solution militaire n'est pas la seule à mettre en oeuvre, bien qu'il faudrait tout de même qu'elle intervienne militairement sinon qu'elle serait la justification de sa présence ?
Alors,
pour ce qui est de l'urgence humanitaire,
de la protection de la population et des biens,
pour ce qui est d'en finir avec toutes ces guerres qui ne font que des victimes au profit de quelques riches,
DE FI NI TI VE MENT
Agissez !
Octobre 2008


Les ONG de développement se prononcent sur le conflit
Pas d'excuses, pas de délais, protégez la population au Congo !
Bruxelles, lundi 8/12/2008 - Union Européenne
Action de protestation contre l’échec de l’envoi d’une mission de protection de l’UE en RDC
A l’occasion du Conseil des Affaires générales et Relations extérieures de l’Union européenne du mois de décembre, des manifestants ont singé un Conseil des ministres.
27 personnes assises autour d’une table ont simulé une réunion entre ministres des Affaires étrangères, discutant et se passant des documents, en ignorant le corps d’une victime du conflit en RDC couchée sur la table.
Les manifestants ont partagé le message : « Les ministres parlent pendant que le Congo saigne »





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