S’il existe des réalisations remarquables dans le domaine des constructions, encore que celles-ci soient faites sans aucune norme urbanistique, ce qui frappe c’est l’état des routes. Certains tronçons de l’époque coloniale gardent quelques traces d’asphalte ou de béton, d’origine…
Depuis l’indépendance, l’Etat congolais n’a pas construit un seul kilomètre de route. Ce sont les habitants qui se débrouillent pour aménager des voies d’accès à leurs quartiers.
C’est pourquoi il n’est pas étonnant de voir dans certains quartiers, des grosses battisses auxquelles les occupants accèdent par de petits sentiers ou des escaliers, obligés de laisser leurs véhicules loin de chez eux.
La route se bouscule avec les constructions anarchiques et l’autorité est accusée de n’avoir pas joué son rôle de gestionnaire responsable, au niveau du cadastre, de l'aménagement du territoire...
Ce qui est vrai des routes urbaines, l’est aussi pour les dessertes agricoles et les routes nationales qui ne connaissent aucun entretien.
En ville, si l’ancien pouvoir refaisait un tronçon de route, il l’a toujours mal fait : la mince couche de macadam ne résistait pas longtemps pour voir au bout de quelques mois, les nids de poules ressurgir.
Il arrive que des véhicules traversent de véritables étangs !
Parfois, les habitants baptisent la marre d’eau du nom du responsable politique en charge.
Ici, le trafic routier est fait sans aucune réglementation si bien que les camions à gros tonnages se retrouvent sur des voies construites pour le petit transport. Les dépôts des marchandises se sont déplacés de l’avenue industrielle vers les quartiers résidentiels où les engins lourds viennent décharger, défonçant tout sur leur passage.
Bukavu bâtie sur des collines, est une ville qui demande une grande attention à la canalisation des eaux. Malheureusement, les gens construisent sur les flancs des montagnes, sur des tuyaux de canalisation…, ce qui explique les inondations et les érosions.