Depuis plus d’une semaine, plusieurs camions sont bloqués car les importateurs ne s’empressent pas de se conformer aux normes de BIVAC qu’ils contestent avec la dernière énergie.
C’est ce qui a poussé Mudekereza Namegabe, président de la FEC Sud-Kivu – Fédération des Entreprises du Congo, à convoquer une rencontre de tous les opérateurs économiques tant du secteur artisanal, des PME - Petites et Moyennes Entreprises, que du domaine industriel, import&export. Ces derniers ont répondu massivement à cet appel.
Etaient conviés et présents à cette réunion, le responsable provincial de BIVAC, Jean-Jacques Kabombo, le directeur provincial de l’OFIDA, Kisanga Musafiri, le directeur provincial de l’OCC, José Mvioki, le maire de la ville, Prosper Mushobekwa, l’archevêque de Bukavu, Mgr François Xavier Maroy ainsi que le gouverneur de province ad intérim, Bernard Watunakanza.
D’entrée de jeu, le président de la FEC a décrit le contexte de la rencontre caractérisé par la crise de l’économie mondiale manifestée par la rareté des produits alimentaires de base suite à la flambée des prix des produits pétroliers.
A cette situation déjà précaire, s’ajoute une longue file de camions étrangers en attente de déchargements bloqués par les services attitrés de l’Etat et par beaucoup d'autres, ceux-ci agissant de manière illicite...
Très souvent, le transit international des marchandises passent par d'autres postes frontaliers où toutes les parties, Etat et privé, ont compris l'intérêt de mettre en place une administration efficace et simplifiée.
Répondant à cette interpellation franche, le responsable de BIVAC a dit prendre connaissance de cette situation et qu’il en référerait à sa hiérarchie, à Kinshasa, pour y apporter une solution.
Le directeur de l’Ofida s’est montré disposé à faciliter la procédure de dédouanement des marchandises, demandant aux importateurs de se conformer à la réglementation en déchargeant leurs marchandises dans les entrepôts afin de libérer les camions.
Prenant aussi la parole, le directeur de l’OCC a insisté sur le respect des textes car notre gouvernement a signé un protocole confiant un mandat spécial à BIVAC SPRL jusqu’au 30 avril 2008 pour aider l’OCC et l’OFIDA à maîtriser les prix à l’importation.