Un défaut d'entretien à la mesure du pays, même si l'outil a été maintenu pour son fonctionnement minimum "à la congolaise"
Depuis sa construction, le barrage n’a reçu aucun nouveau matériel ou développement : Alors qu’il était prévu 5 turbines, seules deux ont été installées. Ce qui suppose une difficulté d'assurer un service constant étant donné le minimium de maintenance à faire sur ces machines !
La ligne haute tension n'est pas entretenue sur les 110 km qui sépare le barrage à Kalemie. Des coupures sont fréquentes lors de grands vents d'orage, les branches d'arbre atteignant les câbles. L'élagage se fait quand le problème devient aigu. Parfois la MONUC met à disposition un de ses hélicoptères afin de repérer l'endroit à réparer. Mais est ce la mission de la MONUC ?
L’abandon du site est général. Toutefois à voir les photos, il semble qu'un minimum d'entretien a été maintenu à la centrale. Tout à l'honneur de son personnel.
Il faut dire qu'il fait partie de ces rares entreprises ayant une certaine capacité de renvendication pour le paiement de leur salaire, il suffit de couper le courant... parfois payé en sac de ciment fourni par la cimenterie de Kabimba, à Kalemie !
La région est exploitée par des creuseurs artisanaux. Leur chantier dévaste la forêt, avec comme conséquence pour le barrage, l'accumulation de débris et sédiments.
Il n’est pas rare d’arrêter l’exploitation pour nettoyer les grilles. Comme vous le voyez sur la photo, un tronc d'arbre hésite à faire le grand saut ! Il est là depuis longtemps...
Barrage de Bendera, une réhabilitation aux potentialités évidentes.
Avec le retour de la paix, d'énormes investissements en énergies renouvellables sont en court d'étude. La rumeur voudrait que Bendera soit même susceptible de fournir de l'électricité au Sud Kivu, Uvira, Bukavu...
Il faudra prendre en compte les problèmes de l'exploitation des forêts et du sol, le problème social qui est lié, afin de préserver l'environnement nécessaire à la survie du barrage, de la forêt, de son exploitation "ecologique" en terme de durabilité et des Hommes, finalement.
Un formidable opportunité pour proposer une réflexion et une action novatrice, pionnier du développement durable alliant économie, social, culture et environnement.
" Une image vaut milles mots "
19 mars 07. Pari réussi, avec le DVD, le directeur de la SNEL Bukavu a invité le ministre à Kalemie pour se rendre compte de la situation suite à la diffusion du reportage qu'il avait commandé et diffusé sur le site 3TAMIS... A suivre...
CAVKalemie, Thierry Carton. Ernest Murisho pour les photos et la vidéo.