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BIVAC face à la FEC Le PVI passe mal ! |
Bukavu, 28 avril 2008. La salle Concordia était pleine à craquer et son parking débordé. Les patrons du Sud-Kivu ont tenu une réunion de grande importance suite à la perturbation des approvisionnements en produits divers.
L’application stricte du Programme de Vérifications des Importations (PVI) par la société BIVAC, en serait la cause... BIVAC SPRL - Bureau of inspection valuation assement central, est une marque de Bureau Veritas, société française de renommée internationale. Voir ci-dessous infos générales. Cette division Services aux Gouvernements et Commerce International de Bureau Veritas, a signé en novembre 2005 un contrat avec l’OFIDA – Office des Douanes et Accises, et l’OCC – Office Congolais de Contrôle, deux offices qui interviennent dans les opérations d’importation, lui donnant mandat de vérifier avant embarquement, toutes les marchandises importées en RDC. Depuis plus d’une semaine, plusieurs camions sont bloqués car les importateurs ne s’empressent pas de se conformer aux normes de BIVAC qu’ils contestent avec la dernière énergie.
C’est ce qui a poussé Mudekereza Namegabe, président de la FEC Sud-Kivu – Fédération des Entreprises du Congo, à convoquer une rencontre de tous les opérateurs économiques tant du secteur artisanal, des PME - Petites et Moyennes Entreprises, que du domaine industriel, import&export. Ces derniers ont répondu massivement à cet appel. Etaient conviés et présents à cette réunion, le responsable provincial de BIVAC, Jean-Jacques Kabombo, le directeur provincial de l’OFIDA, Kisanga Musafiri, le directeur provincial de l’OCC, José Mvioki, le maire de la ville, Prosper Mushobekwa, l’archevêque de Bukavu, Mgr François Xavier Maroy ainsi que le gouverneur de province ad intérim, Bernard Watunakanza.
D’entrée de jeu, le président de la FEC a décrit le contexte de la rencontre caractérisé par la crise de l’économie mondiale manifestée par la rareté des produits alimentaires de base suite à la flambée des prix des produits pétroliers.
A cette situation déjà précaire, s’ajoute une longue file de camions étrangers en attente de déchargements bloqués par les services attitrés de l’Etat et par beaucoup d'autres, ceux-ci agissant de manière illicite... Très souvent, le transit international des marchandises passent par d'autres postes frontaliers où toutes les parties, Etat et privé, ont compris l'intérêt de mettre en place une administration efficace et simplifiée.
Répondant à cette interpellation franche, le responsable de BIVAC a dit prendre connaissance de cette situation et qu’il en référerait à sa hiérarchie, à Kinshasa, pour y apporter une solution. Le directeur de l’Ofida s’est montré disposé à faciliter la procédure de dédouanement des marchandises, demandant aux importateurs de se conformer à la réglementation en déchargeant leurs marchandises dans les entrepôts afin de libérer les camions. Prenant aussi la parole, le directeur de l’OCC a insisté sur le respect des textes car notre gouvernement a signé un protocole confiant un mandat spécial à BIVAC SPRL jusqu’au 30 avril 2008 pour aider l’OCC et l’OFIDA à maîtriser les prix à l’importation.
La majorité des opérateurs économiques qui sont intervenus dans le débat, ont montré que le travail confié à BIVAC, leur rendait la tâche encore plus difficile dans une province sinistrée où les importateurs se regroupent pour remplir un seul container avec divers articles de plusieurs fournisseurs et dont les documents officiels sont parfois difficiles à établir à l'origine. Les commerçants déplorent l’état de délabrement de l’entrepôt et ne sont pas rassurés quant à la sécurité de leurs marchandises d’autant plus qu’ils ont connu des pillages dont aucun remboursement n'est à espèrer...
Donc les nœuds du problème sont : l’exigence de la licence d’importation par BIVAC conformément au contrat avec l'Etat congolais, sans tenir compte de l'environnement spécifique de l'économie locale, l’entreposage non sécurisé des marchandises à l’OFIDA pendant la procédure de vérification et la multiplicité des interventions de services non autorisés de l'Etat. Jusqu'à cette manifestation, les appels à la hiérarchie et de nombreux contacts n’ont pas abouti à une solution satisfaisante pour toutes les parties. Aussi Mr Bernard Watunakanza, Gouverneur intérimaire du Sud-Kivu, a-t-il suggéré que la question soit à l’ordre du jour d’un conseil extraordinaire de sécurité, à tenir au plus tôt.
3TAMIS dans sa mission d’accompagner le processus démocratique, est fortement intéressé par le dénouement de cette crise car il prépare le Festival de Bukavu, mi - juillet où la foire économique se voudrait être un espace où de telles questions touchant à la survie des populations et au développement de la province vont être partagées. Il est vrai que la province du Sud-Kivu avec tout ce qu’elle a connu, guerres, pillages, séismes, mérite une attention particulière et des mesures d’exception. Aujourd'hui, l’Etat doit avoir les moyens de sa politique, grâce à une plus grande efficacité de ses services, pour rendre visible les travaux des 5 chantiers du gouvernement sur lesquels il sera jugé dans 3 ans. C’est donc un enjeux important, et une affaire à suivre… Franck Mweze |
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Pour en savoir plus
Créé en 1828 à Anvers en Belgique, Bureau Veritas propose parmi ses activités, une assistance aux gouvernements pour contribuer au respect des spécifications contractuelles des produits importés et à la détermination de leur classement tarifaire et de leur valeur en douane. Bureau Veritas s’active dans les divisions aussi variées que la Marine, l'Industrie, l'Inspection et vérification, la Construction, la Certification, les Biens de consommation, les Services aux Gouvernements et le Commerce International. Plus de 300 000 clients, dans 140 pays Bureau Veritas est aujourd’hui le deuxième groupe mondial de services d'évaluation de conformité et de certification appliquées aux domaines de la qualité, de la santé, de la sécurité, de l'environnement et de la responsabilité sociale (QHSE). Le siège est installé à Paris - France. |
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