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Journée mondiale de lutte contre le SIDA Kalemie - 1 décembre 2007 |
La journée a été marquée par la caravane motorisée composée des associations des femmes, des jeunes, des médecins, des motards, de la délégation provinciale, des autorités locales, sur fond de statistiques montrant que la pandémie progresse de façon alarmante.
Parmi les villes les plus touchées par ce fléau, Kalemie occupe la quatrième place avec 4,4% après Tshikapa 7,8%, Lodja 7,2% au Kasaï et Lubumbashi avec 6,6%.
La journée a été célébrée officiellement par le vice gouverneur Monsieur Jav Tchibal, accompagné par une forte délégation parmi laquelle le docteur Casimir Manzengo conseiller du VHS au Katanga et dans les deux Kasaï Oriental et Occidental. Après la caravane motorisée, au stade Sendwe, le vice gouverneur a lancé un appel à la mobilisation provinciale contre la pandémie, à l’ouverture officielle du bureau du Programme Nationale Multisectoriel de Lutte contre le Sida - PNMLS et au lancement officiel du dépistage volontaire de la population. A cet effet, deux sites ont été établis :
Pour la première fois, la population de Kalemie a été au rendez- vous du dépistage volontaire avec un effectif de 1.132 personnes repartis dans les deux sites choisis. Satisfaite de l’initiative du gouvernement, l’un des volontaires a dit son souhait de voir les sites rester fonctionnels afin d’acquérir de bonnes habitudes sans peur de se présenter en toute liberté, conscience et responsabilité.
A l’issu du dépistage volontaire six jours après, 35 personnes ont été reconnues positives soit infectées par la maladie et 50 autres indéterminées, dont les résultats proviendront de Lubumbashi. La campagne de prévention et d'information, occupe une place importante à Kalemie afin de mieux faire connaître la maladie et de persuader la population de ne pas se livrer à des discriminations contre les personnes infectées et de se présenter au dépistage volontaire. Le traitement, aujourd'hui limité à des médicaments anti-rétroviraux, n'est accessible qu'à un très faible pourcentage de personnes.
La peur et les préjugés brident les victimes de la maladie, souvent tenues à l'écart des réseaux d'assistance communautaires aux moments où ils leur seraient le plus utiles. Enfin, la conscience générale de la maladie marque le pas, en dépit d'efforts d'éducation massifs sur ses modes de transmission et les moyens de l'éviter. Gageons que le nouveau bureau du PNMLS qui dispose d’énormes moyens, saura utiliser les ressources locales comme le CAVK pour informer et interpeller la population sur ce problème mondial qu’est le VIH/SIDA… |
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