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Tupiganishe ukimwi ! Kalemie, 1 novembre 2010 |
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Un programme de sensibilisation des jeunes, spécifiquement des élèves sur VIH / sida.
L’épidémie du VIH/SIDA pose un problème de santé publique extrêmement grave. Il détruit la vie, constitue une menace pour le redressement économique et le développement du pays ; il atteint toutes les couches de la société, de nombreuses familles sont détruites. Les principales causes demeurent l’ignorance des risques encourus lors de rapports sexuels précoces sans protection et avec des partenaires multiples. Les habitants de Kalemie n’y échappent pas. Les jeunes sont les premiers concernés car sans doute les moins informés, en période d’apprentissage à la vie et porteur d’avenir…
Au Congo, du fait des déficiences de l’Etat, ce sont les médias, les ONG et autres associations qui sensibilisent la population avec l’appui du PNMLS - Programme National Multisectoriel de Lutte contre le Sida qui répartit les fonds qu’il reçoit des contributeurs internationaux, type ONUSIDA, OMS etc. Seul le CAVK - Centre Audio Visuel de Kalemie, pouvait réaliser un documentaire vidéo sur ce thème. C’est pourquoi, le CAVK déjà riche en expérience de programmes de sensibilisation par l’image, a été retenu par le PNMLS pour réaliser le documentaire en swahili de 35 minutes et animer les sensibilisations. La cible et la zone d’intervention étaient les jeunes de 13 à 26 ans dans le milieu scolaire.
Le CAVK a engagé 5 jeunes « Pairs éducateurs » formés en technique de sensibilisation audio visuelle pour les impliquer dans la lutte contre le VIH : Aphonse Amisi, Perceline Matenga, Patient Kalunga, Bushiri Aridi et Elisée Bwilane. L’idée est que les jeunes parlent plus facilement entre eux surtout s’il s’agit de sexualité, et sur les modes de transmission et de prévention des IST et VIH/SIDA. (IST : infections sexuellement transmissibles) Les 5 pairs éducateurs ont été formés par Mme Alima Amisa de l’ONG « Tumaini stop SIDA », dans la salle paroissiale Christ-Roi, du 21 au 23 octobre 2010 de 8h00 à 17h00. Voir le contenu de leur formation ci-dessous. Les jeunes ont acquis la connaissance et la manière d’identifier les problèmes, les obstacles et les solutions aux discussions relatives à la sexualité, aux IST et au VIH/SIDA. Ils sont aujourd’hui capables de citer les éléments essentiels relatifs à la prévention du VIH/SIDA.
C’est finalement plus ou moins 3.470 élèves âgés de 10 à 18 ans composé d’1/3 seulement de fille qui ont assistés aux représentations. A la suite des animations, 547 jeunes ont décidé de faire un test de dépistage. La sensibilisation par l’image est un moyen efficace pour informer et former la population dans un milieu dépourvu de télévision : « Une image vaut mille mots » est notre slogan ! Les animations ont commencé le 1er novembre 2010. Comme d’habitude, le lancement officiel de la campagne s’est faite en présence du délégué de l’Administrateur du Territoire et des Directeurs et Préfets d’école, de l’envoyé du Sous Proved, Mr Alphonse Nyembo, des représentants de la société civile, de l’association des personnes vivant avec les VIH/SIDA (UCOP +), du PNMLS, d’autres associations, des ONG locales et internationales œuvrant dans le domaine du VIH / SIDA. Sous proved = Chef de la sous-division de l'enseignement primaire, secondaire et professionnel Dans son discours, Sr Thérèse Beya, responsable du CAVK a exhorté les participants à ne donner aucune chance à l’amplification du VIH/SIDA, par l’éducation des jeunes au respect de leur personne et des autres et, les a encouragés à faire le test de dépistage.
Le représentant du sous Proved a remercié le CAVK d’avoir effectué ce travail et le PNMLS pour son appui. Il a assuré que la sensibilisation se passerait sans contrainte dans les écoles tout en demandant à tous les chefs d’établissements scolaires de s’impliquer à cette lutte en facilitant la sensibilisation par la bonne discipline des élèves. Le sida se propage sous plusieurs formes chez les élèves, principalement suite à des rapports sexuels non protégés… Le phénomène se passe à l’école secondaire où les jeunes découvrent leur sexualité et sont confrontés à des adultes enseignants ou non, hors la loi de la protection de la jeunesse. Les élèves entre eux, ont leur premier rapport et découvrent pour certains les conséquences dramatiques de leur ignorance ou irresponsabilité : le Sida et autres infections sexuellement transmissibles, les IST, les grossesses non désirées sont les conséquences de ces relations sexuelles précoces, non contrôlées et sans limite. Il est courant d’apprendre que telle jeune fille est décédée dans une opération d’avortement clandestine et pour celles qui « s’en sortent » il est facile d’imaginer les souffrances psychologiques et physiques qu’elles auront à dépasser. Tous les élèves doivent trouver les moyens de payer la prime à l’enseignant. Cette prime constitue le salaire du professeur, clé d’accès à l’enseignement parce que l’Etat ne prend plus en charge le fonctionnement général de l’éducation depuis l’époque Mobutu. Et pas grand-chose a changé depuis l’avènement de la démocratie en 2006… Dans ces conditions de survie, il est facile pour un enseignant peu scrupuleux de faire du chantage aux points ! « Tu te laisses faire, tu auras les points… » « Le phénomène des points sexuellement transmis » est l’expression utilisée pour décrire la situation. Avec le constat que le jeune peut se retrouver avec plusieurs partenaires : l’expression est « un pour plusieurs » En dehors de l’école, les jeunes se transforment « en vedette ». Cette fois, ils cherchent d’autres partenaires, des hommes d’affaires, des travailleurs pour ramener un peu d’argent pour la famille. Le rapport sexuel se fait sans aucune protection.
Au cours de la réalisation et du programme de projection, l’équipe a pu se rendre compte de l’impact d’une telle activité, en voici quelques exemples :
Les échanges sur le danger du VIH/SIDA ont permis d’interpeller chacun à prendre ses responsabilités dans la lutte contre cette pandémie qu’est le VIH/SIDA.
Le film comprend une série de séquences :
La « morale de l’histoire » est que le sida existe et que pour l’éviter l’abstinence reste encore un des seuls moyens de protection à défaut d’en disposer d’autres et que pour sa survie, le dépistage volontaire est utile…
Il est imaginé que le document ou les débats ont suffisamment informé les jeunes sur les différents moyens de protection tel l’abstinence, l’usage des préservatifs, le dépistage les consultations gynécologiques, les conséquences dramatiques de l’avortement clandestin, etc. même si certaines religions ou cultures sont encore à interdire ces pratiques pour d’obscures raisons et se positionne en contradiction totale avec le principe de tolérance et d’accueil des plus faibles. |
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Les pairs éducateurs VIH/SIDA doivent connaître certains éléments clés pour faire correctement le travail de sensibilisation :
Notions de base sur les IST
Compétences psychosociales
Utilisation des services
Communication dans la lutte contre le VIH/SIDA
Animation des groupes
Coordination des activités
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